Qui sommes-nous ?

Nous résidons sur une zone centrée autour de Chevilly-Larue, l’Haÿ-les-Roses, Fresnes, Cachan, voire Bourg-la-Reine, Villejuif, Antony…

La grande majorité se sont retrouvés en tant qu’animateurs ou adhérents de l’association de circuit court des Alterconsos de l’Haÿ-les-Roses. Nous partageons des aspirations communes :

  • le désir de reprendre ensemble le contrôle sur notre alimentation en choisissant des produits de confiance, dont la provenance est bien connue et les producteurs identifiés et appréciés.
  • l’accès à des produits issus de l’Agriculture Paysanne, modèle d’exploitation à taille humaine, maîtrisant l’usage des intrants quand il y en a, la complémentarité des cultures et des élevages, et soucieux de la qualité de leurs produits. Ces producteurs respectent le temps qu’il faut, les saisons, les espaces naturels qu’ils n’épuisent pas. Ils nous ont séduits par l’attention qu’ils portent à la destination de leurs produits, l’écoute qu’ils ont de nos observations : en retour nous respectons leurs marges, ne discutons par leurs prix et apprécions leurs informations.
  • l’attention portée à notre santé, comme à celle des producteurs, nous a aussi amené à une approche d’inclusion (quiconque propose de bons produits et s’occupe de leur approvisionnement est le bienvenu) et le refus d’exclusion : les produits retirés de nos catalogues sont ceux que personne ou presque ne commande.

Mais cette approche de circuit court est limitée de par sa structure :

L’absence de local de stockage et de distribution impose une distribution quasiment synchronisée aux livraisons, l’enlèvement de quantités souvent importantes bien que nous n’ayons aucune obligation de commande (chacun choisit dans le catalogue).

L’organisation des tours pour gérer cette distribution est difficile. L’usage de locaux personnels complique la gestion des vacances.

Tout ceci limite le nombre de nos adhérents pour de simples raisons logistiques et nous amène à une faible rotation des adhérents, de facto par cooptation informelle.

Nous étions une dizaine à souhaiter ouvrir ce mode de distribution collaborative au plus grand nombre possible d’adhérents séduits par notre approche et partageant nos aspirations :

mais le chemin est difficile et le point minimal de l’indispensable équilibre économique requiert un nombre d’adhérents actifs de plusieurs centaines afin au moins d’avoir des heures d’ouverture praticables. Ceci suppose une variété de produits plus importante et plus complète jusqu’à ce que notre « local de distribution » devienne le « supermarché des courses quotidiennes » de nos adhérents, un lieu où on choisit en confiance, parce que tous les produits ont été sélectionnés par un groupe d’adhérents qui respectent nos critères et ont établi une information claire et complète sur les produits et les producteurs.

Pour parvenir à cette structure cible de « supermarché coopératif et participatif » nous devons passer par une étape intermédiaire

Il nous fallait une association gérant une distribution de plus en plus importante dans un local temporaire « l’épicerie de test ».

Nous sommes guidés en cela par plusieurs réussites :

sans compter d’autres réussites plus récentes et de nombreux projets en cours plus avancés que le notre : tous ont suivi une approche similaire, adaptée à leurs situations spécifiques et toutes opèrent sur des échelles voisines ou supérieures dans des environnements urbains semblables au notre.

Pourquoi voulions-nous « coquelicoop » ?

Les motivations sont nombreuses et la plupart d’entre nous en ont plusieurs. Voici les plus fréquemment citées :

Permettre l’accès à l’alimentation saine pour le plus grand nombre, avec une vraie mixité sociale.

Respecter les producteurs, leur permettre de vivre décemment.

Respecter l’éthique animale sur les produits vendus.

Limiter le sur-emballage qui engendre une pollution inutile en utilisant du vrac.

Privilégier l’accès à des produits disponibles localement, sans s’interdire ceux produits sous d’autres climats.

Se connecter aux saisons : produits frais, pas de tomates l’hiver.

Reprendre le contrôle sur alimentation quotidienne : cours de cuisine avec des produits non transformés.

Protéger sa santé avec des produits de qualité mais pas forcément strictement que du bio labellisé.

Disposer d’une vraie variété de choix, ni une marque unique pour un produit donné, ni plusieurs marques ayant les mêmes caractéristiques. Gagner du temps à l’achat en évitant ces faux choix.

Privilégier les produits non transformés ou de petite transformation.

Éviter le gaspillage, inciter les adhérents à prendre d’abord les produits proches de leur date limite de consommation quand les produits sont destinés à être consommés rapidement.

Trouver des « légumes moches », c’est la preuve qu’ils ont poussés dans un sol caillouteux et qu’ils ont des sels minéraux.

Avoir une gestion la plus écologique possible des déchets.

Connaître l’origine, le mode production et la vie intermédiaire des produits.

S’ouvrir aux créateurs de produits sur un espace de promotion, stand éphémère ou dans l’espace d’échange.

Avoir notre estampille « coup de cœur » pour des produits sains issus de l’Agriculture Paysanne.

Préserver l’indépendance totale de la commission « Achats » vis à vis des grossistes et producteurs.

Développer des ateliers avec les enfants et les écoles / collèges : comment bien manger et bien cuisiner pour tous les jours.

Montrer par l’exemple qu’un supermarché coopératif et solidaire peut bien vivre en respectant les parties prenantes (sociétaires, quartiers …) sans devoir accumuler des profits au seul bénéfice d’une petite frange de la population.

Montrer que collectivement les femmes et les hommes ont une expertise forte et qu’elle est mobilisable sur des objectifs citoyens.

Ce qui est apparu universellement, c’est de disposer d’un supermarché pour ses courses quotidiennes et d’avoir, tous les jours, accès à une alimentation et des produits d’hygiène et d’entretien de qualité.

L’aspect « confiance » est toujours très présent : même si je fais vite mes courses, j’ai confiance dans la commission « Achats » (dont je peux faire partie) pour avoir sélectionné des produits de qualité et sans piège (fausses promotions, rabais pressurant les producteurs, etc.).

Personne n’a émis le souhait d’y trouver « tout », et certainement pas ce qui relève de l’exceptionnel.